Témoignage d'Ivan

J’avais 40 ans et été licencié très peu de temps auparavant. J’avais déjà subi cette épreuve lorsque j’avais 30 ans, et j’en gardais un souvenir douloureux...
Pour moi, ma recherche d’emploi s’est étalée sur deux années...

... J’ai connu Petra à la fin de l’année 2003 par une amie qui, elle-même, avait été l’une des premières stagiaires. J’avais 40 ans et été licencié très peu de temps auparavant. J’avais déjà subi cette épreuve lorsque j’avais 30 ans, et j’en gardais un souvenir douloureux, tant sur le plan de la recherche laborieuse d’un nouvel emploi, que sur le plan familial. C’est pourquoi je n’ai pas hésité, lorsqu’on m’a dit qu’il y avait une place pour moi, à accepter l’aide que Petra me proposait.
Pour moi, ma recherche d’emploi s’est étalée sur deux années : J’ai tout d’abord retrouvé un poste quatre mois après la fin du stage, ce qui est assez rapide, par « réseau relationnel ». Je précise que je ne fais pas partie des « bêtes de réseau » qui entretiennent soigneusement leurs liens professionnels.
Suite au stage Petra, j’ai essayé d’approcher des gens pour leur parler de mon projet professionnel, de leur demander leur avis, etc… Honnêtement, après deux entretiens j’ai arrêté. Je ne voyais pas comment ça pourrait m’apporter des résultats concrets et rapides et j’avais l’impression d’être ridicule.
C’est par des amis, eux-mêmes licenciés et étant en démarrage d’une société de consultants, que j’ai trouvé mon job.
Ils étaient évidemment au courant de ma situation mais, au lieu de leur dire que je cherchais un poste de directeur de projet informatique, ou tout autre libellé restrictif, je leur ai demandé de passer mon nouveau CV au crible. Ils l’ont fait avec beaucoup de zèle : j’ai passé 1h30, bombardé de questions et de pièges divers. C’était horrible, mais, à l’issue de cette séance, ils connaissaient parfaitement mon profil professionnel, ce qui n’était pas le cas puisque c’étaient des amis.
Un jour, ils m’ont appelé pour me dire que l’un de leurs nouveaux clients avait besoin de quelqu’un « exactement comme moi ». J’ai eu le poste mais, la société en question ne pouvant pas embaucher (ordre de la maison mère), il a fallu que je m’adapte en utilisant une structure pouvant « porter » mon salaire.
Après quelques mois, je me suis aperçu que le poste, la société et le dirigeant n’étaient pas vraiment ce que je souhaitais. J’ai laissé passer le temps, je n’avais pas le courage de me remettre en recherche.
Après un peu plus d’un an dans cette société, je m’y suis mis activement.
Je me suis fixé comme objectif de répondre à 5 annonces par semaine au minimum, et de tenter toutes les chances qui se présentaient. Je me suis alors fait violence et j’ai appelé tous les contacts qu’on m’a donné, répondu aux annonces qui me tentaient, et aussi appelé spontanément des dirigeants d’entreprise.
Après 4 mois de recherche, je viens de débuter dans mon nouveau poste. Je l’ai trouvé par candidature spontanée au téléphone. Je me souviens d’avoir été très tenté de ne pas appeler, en trouvant toujours une bonne raison de repousser au lendemain.
Je me suis dit : « Non, tu dois appeler, sinon tu ne sauras jamais si ça aurait pu marcher ». J’ai donc appelé, récité mon discours, et eu un premier rendez-vous.
J’ai eu ensuite un autre entretien, puis un troisième, puis, après de longues périodes sans information et sans pouvoir joindre personne, un entretien avec le président de la société. J’ai finalement eu le poste qui n’existait pas et a été créé pour moi.
Cette fois ci, j’ai eu plusieurs autres propositions, et j’ai pu choisir. Moi qui ai toujours été persuadé d’avoir eu à chaque fois mon job par chance.
Les leçons que je tire de ces deux ans entre le stage Petra et mon poste actuel sont les suivantes :
- On m’avait dit « la recherche d’emploi, c’est comme un sport, ça se travaille. Chaque entretien est un entraînement. » Il n’y a rien de plus vrai. Le travail apporte l’aisance, et l’aisance le succès. Pour ma seconde recherche deux ans plus tard, j’avais assimilé le travail fait à Petra et j’ai vraiment vu la différence.
- J’ai constaté, sur d’autres et sur moi-même, que, malgré l’enjeu, on lâche trop facilement. J’ai mis quatre mois pour avoir le poste que j’ai pris et cette fois ci, je me suis forcé à ne jamais lâcher, à relancer, rappeler (sans harceler), à me présenter sans chercher à me justifier ou à me « vendre » au rabais. On s’aperçoit (avec surprise) que lorsqu’on tente, on obtient souvent un résultat.
- Pour reprendre les mots de Jean-François, mon accompagnateur Petra : « l’urgent est de retrouver un job, une fois dans la place, vous chercherez autre chose ». C’est ce que j’ai fait. Il faut voir sur le moyen terme et ne pas forcément chercher le « bon du premier coup ».


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