Association loi
de 1901, PETRA regroupe des Cadres qui suivent ou
ont suivi le stage en tant que participants,
accompagnateurs ou animateurs.
Ils sont liés à
la Communauté chrétienne de
L'Assomption qui a conçu le parcours
PETRA et qui, depuis 1992, permet à de
nombreux Cadres de retrouver une
activité plus conforme à leurs aspirations.
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Vers la fin des années 80, le chômage – qui concernait
jusque-là essentiellement les salariés ouvriers et employés du secteur privé – atteignit massivement
les personnels d’encadrement.
Les premières vagues de licenciés crurent tout d’abord à un épiphénomène, au retour plus ou moins
rapide à une situation de plein emploi. Leur chômage
ne pouvait donc s’inscrire dans la durée. Mais au
début des années 90, les temps de recherche
s’allongèrent proportionnellement au nombre des
cadres inscrits à l’ANPE.
C’est dans cette configuration que Petra fut créée en
1992.
Les premiers participants à ses stages étaient surtout
des quinquagénaires, majoritairement des hommes.
Ils souhaitaient avoir encore un avenir professionnel,
même si leurs recherches s’annonçaient ardues. Ils
souffraient surtout de la perte de leur statut social et
familial car leur détresse reposait essentiellement sur
une dilution d’identité en tant que pourvoyeurs de
moyens financiers, d’agents économiques d’une
société fondée en grande partie sur la capacité à
consommer biens et services.
Sages et attentifs, respectueux des règles et usages
des séances, souvent habillés comme pour aller au
bureau, leurs échanges étaient parfois enveloppés de
précautions oratoires, d’euphémismes allusifs et de
vouvoiements dont la courtoisie ne masquait pas
toujours le désarroi.
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Avec la montée continue de la courbe du chômage
des cadres vint se greffer aussi la perte de la reconnaissance
professionnelle provoquée notamment par
la disparition d’emplois du tertiaire. Autant dire, pour
certains, un sentiment d’anéantissement de soi,
d’autant plus vif que l’épreuve survenait plus tôt dans
leur carrière.
Aux quinquagénaires des années 1990, vinrent se
joindre les quadragénaires des années 2000 et
aujourd’hui Petra reçoit des participants – parmi
lesquels les femmes sont nombreuses – plus jeunes,
plus diplômés, souvent dépourvus d’illusions et de
perspectives, plus meurtris sans doute aussi.
En séance le ton est plus libre, le tutoiement – quasi
spontané – de rigueur, l’appréciation de l’autre plus
directe tout en restant bienveillante ; les tenues
vestimentaires sont aussi décontractées que les
comportements.
Il y a aussi peut-être une exigence de professionnalisme
plus affirmée vis à vis des animateurs
et des accompagnateurs, une attente plus manifeste
de recettes, de résultats, de réponses à des questions
précises. On perçoit un besoin plus manifeste de
repères, de sens, d’acceptation de soi.
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